mstdn.social is one of the many independent Mastodon servers you can use to participate in the fediverse.
A general-purpose Mastodon server with a 500 character limit. All languages are welcome.

Administered by:

Server stats:

16K
active users

#drivemycar

0 posts0 participants0 posts today

I watched Drive My Car a few nights ago on HBO/Max and most enjoyed how it seamlessly uses so many languages throughout: Japanese, Korean, Mandarin, Korean Sign Language, English, and silence.

Using Uncle Vanya to echo the storyline, it's an interesting juxtaposition of theater and film, and how they can relate to life.

Forgiving oneself is critical, because we're all deeply flawed.

#DriveMyCar#HBO#Max

#NW #cinéma Drive my car
C'est sur OCS. Je ne l'ai pas vu en salle. C'est bien. Dans Le Monde, c'est Jean-Francois Rauger qui a écrit la critique. Seulement survolée (je ne lis jamais vraiment les critiques avant d'avoir vu le film) mais il a aimé, et JF Rauger a un sens très sûr des films. Comme souvent ces jours, je le regarde lentement en interrompant souvent le visionnage (je suis un bon spectateur en salle, mauvais et inconséquent à la maison) mais c'est épatant et très touchant. #DriveMyCar

(Je travaille actuellement avec ma chérie sur le silence, dans le cadre d'un projet de création sonore)

Parmi les nombreuses sources auxquelles je puise, j'ai tout de suite pensé à ce film qui m'a tellement marqué, Drive my Car de Ryūsuke Hamaguchi. Pour celles et ceux qui ont vu le film, deux instances du silence m'ont frappé : évidemment l'actrice coréenne qui interprète en langue des signes le personnage de Sonia (la scène finale est une des plus belles scènes de l'histoire du cinéma). Mais aussi la fin du long périple en automobile, où le metteur en scène et la jeune femme qui conduit l'auto, se rendent sur les lieux d'un drame, et, soudainement, alors que le paysage devient enneigé, la bande son s'arrête, ou plutôt, la musique cesse, et un silence s'installe. (c'est à peu près à 2h32)

En cherchant sur le net, je tombe sur cette conférence dans laquelle est abordée la question du deuil et du silence.

youtu.be/BIWwaG2PSl8?

Voici une partie de la transcription de la vidéo que j'ai faite cet après-midi (c'est approximatif hein.) + traduction :

"Vous savez, quand je suis allé interviewer ces victimes du tsunami, c’était la première fois que j’allais interviewer et je suis donc allée voir un intervieweur de la télévision pour lui demander des conseils : Je leur ai demandé quel était le secret des interviews et je sais que c’est une question idiote, mais je l’ai quand même posée et la chose qu’ils m’ont dite, c’est que c’est vraiment une question de silence. Quand j’ai commencé à interviewer, j’ai réalisé que c’était vrai parce que je posais une question et parfois je me heurtais à un silence, et quand je me heurtais à un silence, cela devenait inconfortable, alors une partie de moi voulait poser une autre question, mais en fait je réalisais que dans ce silence, beaucoup de choses se passaient en fait, il y avait une sorte de lutte interne et j’ai découvert que le silence était un précédent à quelque chose d’important sur le point de sortir en effet, et les mots qui sortent après le silence et c’est quelque chose dont j’ai parlé avec mon co-réalisateur et nous en sommes venus à aimer le silence parce que les mots qui sortent après le silence semblent toujours beaucoup plus raffinés. Ce sont des mots qui sont très raffinés parce qu’ils ont été pensés dans le silence. Lorsqu’ils disent quelque chose, la voix est très claire et c’est le genre de voix que j’ai toujours voulu entendre, et c’est à ce moment-là que j’ai réalisé à quel point le silence est important. Je pense que le silence ne signifie pas qu’il ne se passe rien, il signifie toujours qu’il se passe quelque chose, mais c’est vraiment une question d’attitude : attendre signifie aussi écouter attentivement et regarder attentivement, et attendre signifie permettre ce silence et le silence est une forme riche de communication et je pense que ces pensées ont été reflétées dans ce film."

Je pense aussi à la manière dont Werner Herzog le fait, en laissant de longues plages de silence.

Voilà.

J'ai terminé de regarder Drive my car, de Ryūsuke Hamaguchi.

Je suis bouleversé comme il m'a rarement été donné de l'être. Ce film est incroyable, de la première à la dernière image.

Émotionnellement, il me plonge dans un état que je n'ai que rarement connu, des épisodes de l'existence, d'une mélancolie qui vous engloutit, mais aussi quelques oeuvres d'art qui vous submergent, vous noient, vous engouffrent, vous transforment.

Je dis souvent que mon film préféré est My Winnipeg de Guy Maddin. Je l'avais vu à Paris, dans un état de souffrance intense. Il me restait trois heures avant de prendre un train pour quitter la ville. Je suis entré tout à fait par hasard dans un cinéma MKII, à côté de Beaubourg je crois. J'ai pris un ticket d'entrée pour le film de Guy Maddin, cinéaste dont je n'avais jamais entendu parler. Et j'ai pleuré à chaudes larmes pendant une heure trente. Et ensuite dans le train qui me ramenait dans mon cher Cantal.

Je me souviens maintenant d'autres moments bouleversants, si intenses qu'on se sent proche d'une sorte de mort, là maintenant, et surtout assuré que rien ne sera plus comme avant. Une chanson de Bill Calahan, qu'il avait publié en 1996 sous le nom de Smog : "All your women things". (un après-midi passé dans l'appartement absolument vide, excepté une chaise, un appartement que je devais quitter, ainsi que la femme avec laquelle j'avais vécu huit années. Il fallait que j'attende là, je ne sais pourquoi. Je n'ai pas pu m'asseoir sur la chaise. Au lieu de ça, je me suis recroquevillé sur le parquet, contre un mur, tétanisé.)

Il y a eu aussi cette installation de Christian Boltanski, "L’inventaire des objets ayant appartenu à la jeune fille de Bordeaux" que j'avais vue au dernier étage du CAPC à Bordeaux. On devait être à la fin des années 90 ou au début du millénaire, je devais aller chercher un jeune musicien que j'avais pris sous mon aile à l'époque (qui devait devenir un batteur assez génial des années plus tard). Pour passer le temps, j'étais allé voir cette exposition. Et je suis resté collé littéralement à la vitrine sous laquelle Boltanski avait disposé les objets ayant appartenu à la jeune fille (décédée). Ces objets et cette chambre reconstituée me rappelaient tellement de chambres et d'objets ayant appartenu à de jeunes femmes que j'avais aimé. Tous ces moments qui ne reviendraient jamais, ces espoirs déçus et ces rêves enfouis sous les sédiments charriés par le cours des vies adultes. Je n'arrivais pas à quitter cet endroit, et n'ai aucun souvenir des autres oeuvres exposées ce jour-là au musée.

Et bien sûr, peut-être mon premier grand bouleversement, la lecture quand j'étais adolescent d'Under the Volcano de Malcolm Lowry. À quel point ce livre a marqué la suite de mon existence, je ne saurais dire, mais je sais intimement que les chemins tortueux qui furent les miens s'originent aussi dans ce roman ultime sur l'amour et la mort et l'alcool. (seize ans plus tard, je choisissais de signer mes propres oeuvres du nom d'un personnage de Lowry).

outsiderland.com/danahilliot/n

Et ces dix dernières années, je pense immédiatement à deux livres qui ont chamboulé mes pensées, de petits tremblement de terre, et m'ont sans doute marqué plus intimement que je ne puis le concevoir (consciemment).

Wayward Lives, Beautiful Experiments. Intimate Histories of Riotous Black Girls, Troublesome Women, and Queer Radicals, de Saidiya Hartman (un livre dont je parle souvent)

outsiderland.com/danahilliot/?

et Burying the Typewriter: Childhood Under the Eye of the Secret Police, de Carmen Bugan.

outsiderland.com/danahilliot/c

#cinema #movies #watching

Forgive me Mastadon, it's been 3 wks since my last movie check-in. 😉 life got away with me in the last 21 days.

BUT, I have managed to rewatch #TheGodfather.

First time watches were

-2023s #ZoneOfInterest . WOW just WOW
-2023s #WickedLittleLetters with #OliviaColeman
-1981s #FourSeasons, aka #AlanAlda pumping out an homage to #NeilSimon. Nice though
-1971s #GetCarter with the guv'nor #MichaelCaine. Loved it.

So, the upcoming queue consists of

-1965s #TheIpcressFile with Michael Caine
-1984s #TheTerminator --
-1967s #CoolHandLuke
-2021s #DriveMyCar
-lastly, #HaroldAndMaude which finally came into the my library pick up

#cinema #movies #watching

Still waiting for #HaroldAndMaude to get to my inbox at the library. In the meantime, as I rewatch a few old faves, I continue on my quest to look at some films that I've just never seen or simply dismissed:

In the last 2 weeks I have watched 2 films starring #CaryGrant. #TheAwfulTruth and #ArsenicAndOldLace. Both were nice but I think that Grant was a bit hammy in the latter. I can completely see how that worked as a stage play.

2 rewatches were #MrSmithGoesToWashington 😍
#TheDoors

I also watched the 2023 South Korean hit film #12:12TheDay. It was fabulous.

This week's "never seen" offerings:
1984s #TheTerminator
1967s #CoolHandLuke
2021s #DriveMyCar which I delayed watching

#cinema #movies #watching

My regular movie watching was a bit stilted this past week and a half. I rushed to view as many major Oscar nominated pictures ahead of a ceremony screening at my local repertory theatre. That is, ones I hadn't seen yet.

Here's what I have seen:

#Oppenheimer
#SocietyOfTheSnow
#AmericanFiction

Really enjoyed them all but was most riveted by Oppenheimer and Society of the Snow.

Wes Anderson's #BottleRocket. Loved it.

Hirokazu Koreeda's #AfterTheStorm.
Nice, gentle film.

This week's choices as I still await #HaroldAndMaude to drop at the library.

#ArsenicAndOldLace and #TheAwfulTruth, both with Cary Grant